Du 20 au 28 novembre 2021 a lieu la Semaine Européenne de Réduction des Déchets (SERD). En France, 5000 animations de sensibilisation sont proposées, avec le soutien de l’ADEME qui coordonne l’événement. Elles permettront notamment d’aborder comment réduire ses déchets organiques. Leur gestion doit être modifiée, tant à l’échelle collective qu’individuelle.

Pourquoi réduire sa production de déchets ?

Chaque Français produit en moyenne 590 kilos de déchets ménagers et assimilés par an, soit deux fois plus qu’il y a quarante ans.

Le suremballage, le gaspillage alimentaire et les pratiques de consommation favorisant le « tout jetable » concourent à cet emballement aux conséquences multiples : épuisement des ressources naturelles, impacts sur l’environnement, surcharge pour la collectivité gestionnaire des déchets et coûts associés pour le contribuable.

Pour lutter contre cette inflation, les initiatives et programmes locaux promouvant une approche préventive de réduction des déchets se multiplient. Elles font valoir l’adage que « le meilleur déchet est celui qu’on ne produit pas ».

Quel comportement adopter pour réduire ses déchets organiques ?

Les déchets organiques sont les résidus d’origine végétale qui peuvent être dégradés par l’action de micro-organismes qui s’en nourrissent : résidus de tonte, feuilles mortes, petit bois, (certains) déchets de cuisine (vous en trouverez un détail plus exhaustif sur rustica.fr)… Ils représentent en moyenne 32% de la production d’ordures ménagères résiduelles[1] et constituent donc une source de réduction importante pour les particuliers et les collectivités.

Leur collecte permet en effet de détourner en moyenne 46 kg par habitant et par an de biodéchets, lorsque les consignes de tri excluent les déchets verts[2].

[1] ADEME, Déchets Chiffres Clés, Édition 2016

[2] Zero Waste

Une valorisation bientôt obligatoire pour les collectivités

Déjà obligatoire dans certains pays d’Europe (en Allemagne et en Autriche notamment), la valorisation et le réemploi des déchets organiques relevait jusqu’ici de l’initiative des particuliers ou des collectivités locales, avec la mise en place de collectes séparées et un traitement par compostage ou par méthanisation. 
Elle sera bientôt rendue obligatoire dans le cadre de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire (dite loi AGEC) du 10 février 2020 : “Au plus tard le 31 décembre 2023 (date butoir fixée par le paquet « économie circulaire » adopté en 2018 par l’UE), cette obligation [de tri à la source / collecte sélective et valorisation des biodéchets] s’applique à tous les producteurs ou détenteurs de  biodéchets, y compris aux collectivités territoriales dans le cadre du service public de gestion des déchets et aux établissements privés et publics qui génèrent des  biodéchets.”. Les collectivités ont donc encore deux ans pour définir les modalités de collecte et de traitement des déchets organiques auprès de leurs administrés.

A l’échelle individuelle : réduire ses déchets organiques en les transformant en ressources

Le compostage des déchets verts et des déchets organiques est une des règles de base du jardinage naturel. Cette action estbénéfique à plus d’un titre. Elle limite les stocks de déchets verts amenés en déchetteries ou l’émission de fumées polluantes provoquée par leur incinération en décharge et permet au particulier de produire une ressource naturelle pour amender son terrain à moindre coût.

Réduire ses déchets avec le compostage

Le site de l’ADEME propose une série de conseils aux particuliers pour la mise en place d’un compost. Il est possible de composter les déchets de cuisine, y compris les filtres en papier (avec quelques exceptions : la viande attirera les animaux et les agrumes peuvent perturber le processus de fermentation), les déchets de jardin (en évitant les végétaux malades et les adventices, sauf si l’on applique quelques principes de précaution particuliers), et en broyant les déchets très ligneux, pour en faciliter la décomposition). Dans un bac composteur sans fond doté d’un couvercle, alterner les catégories de déchets (carbonés, humides, gros et petits) pour favoriser l’aération et l’activité des micro-organismes. Il est important de surveiller l’humidité de son compost et de pratiquer des brassages ponctuels. L’amendement est prêt au bout de 4 à 6 mois, parfois un peu plus longtemps : lorsqu’il ressemble à du terreau, il peut être utilisé au jardin.

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